Accueil > Education > Université au cinéma >  
 
CYCLE / ÉTAT DES LIEUX
 

Vendredi 26 mars - Thélème - 18h15 et 21h00

Fourmillières

 


France / 2000 / 50 minutes / Couleurs
SCENARIO Frédéric Ramade / IMAGE Sébastien Buchman / SON Isabelle de Mullenheim / MONTAGE Cédric Putaggio, Gildas Houdebine, Martial Salomon / PRODUCTION Atopic


* 18h15
Ode pavillonnaire
Frédéric Ramade

Fondettes, 2007, Frédéric Ramade nous entraîne dans l’univers des lotissements pavillonnaires via sa famille.

Le pavillon est un lieu d’uniformité, où chacun cherche à s’approprier un espace pour se démarquer des autres, mais l’instauration de certaines normes rend cette tâche difficile.
Le réalisateur, par son regard, critique ce type d’habitation, essaie de transformer le pavillon en une œuvre d’art non pas en tant que telle mais comme une œuvre de toute une vie.
Ce documentaire mêlant fiction et humour, plans fixes et musique rock de manière expérimentale, permet au spectateur de se reconnaître et de poser un autre regard sur ce que l’on appelle encore la « risée architecturale française ».

Claire Dumont-Dayot


URSS / 1928 / 66 minutes
Noir et blanc / Muet
IMAGE Mikhaïl Kaufman / MONTAGE Dziga Vertov / PRODUCTION VUFKU / DISTRIBUTION Arkéion Films


L’Homme à la caméra
Dziga Vertov

URSS, 1928, la ville d'Odessa se réveille. Un caméraman intrépide n'en laissera pas une miette.

Vertov avec le « ciné-œil » tente de créer un langage cinématographique universel. Il utilise une approche documentaire novatrice et ne se contente pas des lieux communs du drame et de la littérature. Muni d’un chevalet mouvant, il entreprend de nous dépeindre le réel le temps d'une journée. Au début réticent mais bientôt enthousiaste, le spectateur est transporté dans cette foule d'acteurs malgré eux qui vont et viennent comme à l'accoutumée, dans un rythme soutenu et industriel. Servi par un montage moderne et surréaliste, on se perd et on imagine, on échange les rôles, Vertov nous montre un tout.

Romain Malavialle, Dorian Robine

   



France / 1967 / 126 minutes / Couleurs
SCENARIO Jacques Tati, Jacques Lagrange / IMAGE Jean Badal, Andreas Winding / SON Jacques Maumont / MONTAGE Gérard Pollicand / INTERPRETATION Jacques Tati, Barbara Dennek / PRODUCTION Specta Films / DISTRIBUTION Les Films de mon oncle


* 21h00
Play Time
Jacques Tati

Un groupe de touristes américaines dans un aéroport. Une visite de Paris à travers sa foire-expo, ses transports en commun et son nouveau restaurant-dancing. Une capitale stylisée où l’ordre et l’aseptisme semblent régner : files de voitures identiques, immeubles sobres et imposants, alvéoles de bureaux encastrés. Une jeune femme s’écarte du groupe, rencontre Monsieur Hulot et devient sa partenaire idéale pour une déambulation fortuite et distrayante.

Play time présente une ville paradoxale qui tend vers une constante évolution et appelle à une organisation quasi militaire. Le détour par la foire-expo permet d’appréhender le monde des objets dans ce qu’il a de plus absurde :
M. Hulot s’amuse avec une porte qui claque sans faire de bruit, un aspirateur qui éclaire le dessous des bureaux, un lampadaire détourné en barre de maintien de bus … Tati augure un questionnement sur la modernité et le progrès. Petit à petit, le décor millimétré s’écroule : l’inauguration du Garden Palace tourne au burlesque et le joyeux bordel orchestré invite le monde terne de la bienséance et du conformisme à se réveiller. Le manège des voitures autour d’un rond-point incite à passer des habitudes quotidiennes à la rêverie poétique. Tati invite à la critique ludique : les hommes semblent à nouveau capables d’observer le réel pour y déceler dans ce qui est devenu banal, l’élément qui va lui donner un sens non plus pragmatique mais esthétique et contemplatif.

Pauline Bleron

 



 

 
RECHERCHE
 
OUTILS & PARUTIONS





  • RACCOURCI(S)
    LA NEWSLETTER DE
    CENTRE IMAGES



  •  
     
      Contacts Mentions légales  
      Nos missions Plan du site  
      Crédits    
     Université de Tours
     Université d'Orléans