
PLAN
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Plan
1. En plan rapproché, Ben avance vers la boutique de la
station-service : cest un des rares moments où la caméra
est tenue à lépaule pour accompagner avec empathie
la démarche du personnage. |

PLAN
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Plan
2. Lintérieur de cette boutique est marqué
par le caractère cru de la lumière au néon qui
tranche avec la pénombre du reste du film. La jeune fille,
dont les bras et les jambes nues évoquent une sensualité
accueillante, semble régner sur les tables et les rayons :
en profondeur, Ben apparaît comme un intrus dans cet univers
chatoyant et la commande quil passe (un énorme hamburger
avec une garniture particulièrement fournie) montre quil
sacrifie à ses vertus tentaculaires |

PLAN
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Plan
3. Alors quelle va lancer la commande de Ben, la jeune
fille est surprise par ce plan rapproché poitrine en train
desquisser un regard en biais vers lui, qui trahit une certaine
défiance
Plan
4. Sélabore dans ce plan une stratégie à
laide des travellings qui scandera la séquence jusquà
son point dorgue. Soit un gros plan de Ben souriant, visiblement
en confiance :lélargissement de lespace
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PLAN
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par lobjectif qui recule nous montre que cette quiétudeprésumée
sinscrit dans un champ qui voit arriver un homme dont les gestes(vider
les cendriers) dessinent la fonction (cest le gérant).
Lorsque le jeune malfaiteur lui commande des cigarettes et que lhomme
traduit sa demande par des Camel (cest-à-dire la marque
de Ben, que tous les journaux ont mentionnée), on devine que
cest un étau qui enserre le jeune homme : avalisant ce
fait, la caméra se rapproche alors de lui, en un travelling
avant qui détaille toute sa méfiance. |

PLAN
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Plans
5 à 10. Une dialectique à lefficacité
éprouvée se met en place dans ces plans qui voient alterner
Ben et le (présumé) gérant, |

PLAN
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chacune
des vues étant suppléée par un travelling avant
(nanti, dans le cas du gérant, dun léger mouvement
latéral droite-gauche épousant sa trajectoire), lequel
donne limpression de vouloir « fouiller »
les personnages. . |

PLAN
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PLAN
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Ce
mouvement va de pair avec laugmentation du volume de la musique
un standard de Soul au titre ironique : Cupid (Cupidon),
car il fait allusion aux regards échangés entre Ben
et la jeune fille qui, dans un autre contexte, auraient pu exprimer
un coup de foudre |

PLAN
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Cela
produit un effet emphatique, transcrivant lintensité
de la tension qui parcourt le personnage. |

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De
plus, leffet de parallélisme insiste sur le dénuement
constitutif de Ben, dans la mesure où si, derrière le
gérant, se trouvent des étagères garnies, le
jeune homme, par la focalisation outrée de lobjectif,
apparaît seul dans son champ |

PLAN
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Plan
11. Retour sur la jeune fille, dans le même axe et la même
grosseur que le plan 3. Des acteurs du drame
qui va se jouer, on passe à ses témoins, afin den
augmenter la portée spectaculaire |

PLAN
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Plan
12. Ce plan rapproché sur Théo, à lextérieur,
apparaît ici, dune part, pour élargir la notion
de témoin à une dimension symbolique (lissue de
la séquence intra muros ayant été supposée
par Théo qui ne voulait pas que Ben sorte de la voiture), de
lautre, pour rappeler, très rapidement, par lobscurité,
à quel référent (générique et métaphorique)
se rapporte le jeune truand |

PLAN
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Plan
13. Cest le climax proprement dit, puisquen plan rapproché,
dans la même perspective que celle des plans
5, 7 et 9,
le gérant reçoit une balle en plein cur et sécroule. |

PLAN
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Plan
14. Logiquement, suit alors le plan de Ben en train de tirer. |